
Mon deuxième voyage au Cameroun :
Nous sommes partis le 2 Août 2007 de Paris. Nous, le groupe de jeune de l'église évangélique baptiste de Compiègne (18 jeunes pour l'occasion) + cinq accompagnateurs adultes de l'Eglise aussi...
Plus de 7 heures de vols ...
Nous sommes arrivés à Yaoundé (qui est la capitale du Cameroun située au Sud du pays) sans trop de souci et avec tous nos cartons. En effet nous avions emporté avec nous plus d'une dizaine de cartons remplis de livres scolaires à distribuer dans plusieurs missions. Nous transportions avec nous presque 1 tonne en poids total de livres...
Nous sommes restés à Yaoundé à peu près quatre jours. Et dès les premières heures sur le continent africain nous avons pu sentir l'humidité qui y régnait dû à la "saison des petites pluies". L'humidité mais aussi l'accueil chaleureux des autochtones... Et c'est aussi pendant ces premières heures que nous avons déjà pu apprendre sur la culture du pays : nous sommes rentrés dans un bus pour 14 personnes à plus de 18 avec sur nous tous les bagages... géniaaal... les ceintures de sécurité? Ça les fait rire! Bref, lors de ces quelques jours à Yaoundé nous nous sommes déplacés en bus, cette fois à 26... Convivial de s'entasser comme ça, pourquoi en France on n’a pas le droit? Là- bas, nous avons organisé l'animation biblique d'un centre aéré avec les enfants de l'église évangélique de la ville.
Il nous a fallu quitter ce petit monde avec qui nous avions beaucoup sympathisé pour partir en avion en direction du nord pour la ville de Garoua. C'est dans un avion typiquement africain que nous avons fait le transport : à vivre. On a quand même stressé à l'atterrissage...
Apres quoi, nous sommes restés une nuit à Garoua. Et nous sommes partis le matin même pour Mokong, un centre de missionnaire avec un dispensaire, à 5 heures de bus au nord de Garoua.
Les marchés aussi, super les marchés africains...si tu marchandes pas leurs prix, t'es pas leur pote !
Je faisais parti de ceux qui sont parti à l'aventure... En effet ns sommes allés vivre quelques jours en brousse, et ça, ça vaut le coup... Nous avons pu bien échanger avec les habitants du petit village, apprendre certains chants, et vivre comme eux... Dormir comme eux, donc dans les cases, manger comme eux, donc la boule de maïs par terre sur des nattes, se laver comme eux, donc avec des grands sauts d'eau derrière feuille de manioc, faire nos besoins comme eux, donc dans un trou derrière une paillasse... aaaaa.... J'aurai pu y rester tout le séjour... =) super !!
Apres ces quelques jours très riches nous nous sommes dirigés à Garoua où nous sommes restés 5 jours et 5 nuits. Nous avons rencontrés des jeunes un peu plus âgés que nous et avons discuté sur le thème «la famille et moi » par exemple... Intéressant de voir nos différents points de vue surtout sur la place de la femme dans la famille française et dans la famille africaine...
Nous avons créé une fresque sur les murs d'une école primaire... Et on est, il faut le dire, vachement fier de nous! Nous avons dessiné l'arche de Noé avec quelques couples d'animaux, l'arc en ciel etc... Pas mal le résultat =)
Apres ces 5 jours nous sommes partis dans les transports; vers la gare (5 h de bus) en suite 4 h d'attente pour le train, 16 h de voyage (en couchettes... moins trépidant que mon voyage d'il y a 3 ans où nous avons du passer la nuit sur des vieux fauteuils dans les odeurs de pipi, mais pas mal quand même, avouons encore...) 2 h d'attente pour un nouveau bus, « re » 5 h de bus. Puis super hôtel à Limbe ou nous nous sommes "reposés" avant le retour en France avec piscine, plage privée et compagnie... Nous sommes plusieurs à avoir dit que malgré le plaisir que nous avons eu, nous aurions pu nous en passer...Bref. Nous avons ensuite pris le bus (encore 5 h) et nous sommes arrivés à la Mission Baptiste Evangélique de Douala pour une nuit et une journée sympathique ('vec piscine...)
Puis l'avion du retour...
Et nous voilà rentrés dans ce pays froid, gris, pluvieux, et sans odeur, où les gens ne font que courir, où la chaleur humaine est trop rare, où la recherche de confort devient écœurante, où les vendeurs n'ont qu'un prix, où les magasins dégueulent leurs milles et unes choses superflues... Ce sentiment reste un moment puis s'estompe peu à peu... Nous prions pour ne pas "déprimer" mais pour pouvoir se réjouir de tous ces souvenirs, ces choses vécues et de notre Foi en Dieu renforcée, ce Dieu que nous avons senti présent chaque jour auprès de nous... Y'a pas... Merci Seigneur...
Lucie S