
Amis lecteurs, lectrices (qu'est-ce que c'est classe comme intro),
Je vais ici vous partager un brin de mon existence.
Le monde dans lequel on vit est rempli de choses révoltantes : les banquiers encaissent l'argent des gens, puis avec cette argent ils achètent des immeubles et font payer des loyers à ces mêmes personnes. Grand nombre de personnes politiques détournent des fonds, vendent des armes, gouvernent le pays dans leur propre intérêt en mentant à la population, etc... Bref, je suis vite devenu anarchiste.
Ma révolte grondait contre la société, contre les politiques, contre « les keufs », comme je les appelais (maintenant je les appelle « les gendarmes » ou « les policiers » ). J'avais soif de justice, et cette soif est devenu une sorte de soif de vengeance envers ceux qui causent cette injustice. Et la haine des « méchants » pour que les « gentils puissent vivre dans l'amour et l'unité » a vite pris une place de choix dans mon cœur.
Puis, il y a eu Jésus. Le jour où j'ai été frappé par la réalité, par la véracité de la croix, le Saint-Esprit est venu fructifier en moi, renouveler mon intelligence. Alors, il a commencé me faire comprendre l'amour de Dieu, à me faire comprendre que c'est Dieu qui fait régner la justice, qu'il est le juste juge. Il est venu me montrer qu'il aimait les gens que je haïssais. Je voulais vivre l'unité, et pourtant je crachais sur tel ou tel type de personne.
Le Saint-Esprit m'a calmé, et a remplacé ma haine par de l'amour, par de la compassion. Il a mis en moi l'amour, la bonté, la douceur. J'ai commencé à faire la différence entre le pécheur et le péché, subitement le bras d'honneur que je faisais en voyant un agent s'est transformé en prière de bénédiction. Le Saint-Esprit m'a donné la paix en calmant ma tempête.
Lors d'un spectacle d'art de rue, j'ai prié pour parler à des policiers. Trois agents sont venus me voir pour que je leur parle de ma foi ! J'ai pu leur confier : « Il y a quelques mois, je vous haïssais. Maintenant, j'ai profondément de l'amour pour vous. »
Mais je n'accepte pas pour autant l'injustice : j'ai une profonde haine contre le péché. Cette haine du péché me permet de ne pas cautionner les actions honteuses, tout en aimant celui qui les commet (des fois c'est moi !)
Jésus nous demande de haïr le péché, pour donner de plus en plus de place à l'Esprit de Dieu, sans quoi on s'endort et le péché pourrit notre existence et celle des autres.
Travaillons à notre sanctification, c'est vital ! Éliminons le péché de nos vies.
Mes anciens fruits : la haine, la vengeance, la révolte et l'injustice.
La réponse du fruit du Saint-Esprit : l'amour, la bonté, la douceur et la paix.
Merci Seigneur
Simon